60e Anniversaire de la Bataille d'Obenheim

- Samedi 8 et Dimanche 9 janvier 2005 -

Réalisation d'une carte postale et bureau de poste temporaire

Bureau de poste

temporaire le 8/01

de 13 à 17 heures

   

 

Edition du livre "La Bataille d'Obenheim (4 - 11 janvier 1945)"

Réalisation Le Verger Editeur, Dépôt légal 4e trimestre 2004 (ISBN 2-84574-052-2

Sommaire

Préfaces

I. La situation fin 1944 - début 1945

II. La bataille d'Obenheim

III. La captivité

IV. Souvenirs des habitants d'Obenheim

V. Annexes

Ouvrage édité avec le soutien

- de la Région Alsace

- du Conseil Général du Bas Rhin

- de la Commune d'Obenheim

-et de la Caisse de Crédit Mutuel du Rhin, Agence d'Obenheim

partenaire de l'Association "Fondation BM 24 - Obenheim"

 

Extrait

Engagé volontaire en septembre 1944, le destin voulut, est-ce malheureusement ou heureusement que trois mois plus tard je fus gravement blessé au cours d’une embuscade dans les bois de Ronchamp. Je dus ma vie sauve à un ami d’enfance Jean Celma, qui me transporta dans un hôpital de campagne placé sous le direction des américains.

J’échappais donc à la bataille d’Obenheim, elle n’en fut pas moins douloureuse pour moi. Après avoir vu sauter sur une mine à mes côtés, mon ami Francisque Bridet, engagé dans la guerre depuis la Norvège, il devint aveugle et ne recouvra jamais la vue. Je perdis plusieurs de mes amis au cours de cette sombre bataille, sans compter ceux qui revinrent au pays lourdement handicapé. Nous devons à un ancien camarade d’Ecole, René Jaricot, le dessin de la médaille du B.M. 24, le bataillon où je fus enrôlé.

Trop de ces jeunes volontaires âgés entre 18 et 20 ans ont payé de leur vie, pourtant leur sacrifice ne fut pas inutile puisqu’il permît de sauver la ville de Strasbourg en janvier 1945.

Dans cette même période me revient le souvenir du Général Brossette de Lyon, dont l’aide de camp n’était autre que Jean-Pierre Aumont, devenu après la guerre acteur de cinéma, qui tenta de sauver la vie du général, malgré ses efforts, ce dernier mourut noyé dans sa jeep.

Nous devons beaucoup à tous ces militaires avec ou sans grade, qui ont trop nombreux payé de leur vie, endeuillant des familles entières, dont des mères inconsolables. Je salue ici le courage de tous, mais maintenant que l’âge me rattrape, j’ai conscience de toutes ces souffrances infligées de part et d’autre pendant des siècles à lutter peuple contre peuple pour enfin aujourd’hui lancer des ponts entre nous afin de construire l’Europe.

Bien sûr il existe et existera encore des poudrières de par le monde, mais nous devons combattre différemment pour endiguer les conflits et éviter les bains de sang. Ceci m’amène à méditer sur la boutade d’un de nos poètes français qui s’exclamait : « quelle connerie la guerre » ! Sans elle nous n’aurions pas tous ces monuments aux morts aux portes de nos villages, à la mémoire de nos valeureux soldats.